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Les univers parallèles :
Il est grand mais calculable, le nombre de combinaisons dans lequel se trouvera infailliblement les six numéros gagnants du loto. Mais quand il s'agit d'infini, tout est infini. Les deux infinis de cette théorie fournissent un nombre illimité de combinatoires d’univers, alors, il n'y a aucune raison que la combinatoire de notre univers et celles des autres univers n’existent qu’en un seul exemplaire. Elles existent à l'infini. Existent à l'infini des univers semblables au nôtre, avec une planète appelée terre sur laquelle se passe exactement la même chose, au même moment, avec les mêmes personnages. Tout un chacun étant inhérent à son univers, nous ne communiquerons jamais avec nos (vrais) clones.

Il y a encore plus surprenant. Il existe à l'infini des univers presque pareils au nôtre à un détail près et, aussi bien sûr, il existe à l'infini des univers pas complètement différents du nôtre à un détail près. Les détails ne sont pas toujours anodins. Plus court, le nez de Cléopâtre n’aurait-il pas changé la face de la terre ? D’ailleurs, avec les deux infinis, il existe à l’infini des univers dans lesquels le nez de Cléopâtre, plus court, a changé la face de la terre.

Vers un nouveau monde :
«Le mot Dieu n'est pour moi que l'expression et le produit des faiblesses humaines» (Albert Einstein).
Si l'esprit de notre univers, qui décide de ce que nous sommes et règle nos destins (et qui devait forcément être avec les infinis), a probablement inspiré le Dieu des monothéismes, ce n'est pas pour autant qu'il est omnipotent et miséricordieux. L’individualité de l'esprit de notre univers n'est qu'une abstraction sourde à nos prières. (N'est-ce pas la "mauvaise foi" qui nous fait croire qu'un Dieu bienveillant les exauce, alors que par ailleurs règnent l'injustice, le malheur ?) Mais, à cette déréliction, cette théorie apporte une grande compensation. Pour elle, peu importe qu'il n'y ait pas d'être suprême avec des intentions, de père consolateur, peu importe que le paradis ou le nirvâna n'existent pas dans un au-delà, puisqu’elle nous dit que se prépare au cœur même de la vie le «Royaume de l’Esprit». Si nous cessons à temps nos actes suicidaires sur l’environnement par la folle fuite en avant de notre cupidité, si nous parvenons à bâtir un monde plus juste, c’est-à-dire si nous avons un avenir, nous vivrons pleinement les effets de la seconde phase de notre univers, celle qui verra la suprématie de l'esprit sur la matière.

La plus belle aventure qui est offerte à notre esprit humain, et à lui seul sur cette planète, est cette avance vers toujours plus de connaissance, plus de conscience. N'oublions pas que nous avons encore beaucoup plus à apprendre, à comprendre, que ce que nous avons déjà appris, compris. Jour après jour, vie après vie, la principale raison de vivre pour l’homme, son espérance, est la construction puis la révélation de sa vaste mémoire, l'esprit individuel, pour plus tard découvrir toutes les vérités de l’esprit universel. Ce mouvement a été très lent jusqu’à présent (trop lent pour être perçu), la deuxième phase de l'univers va l’accélérer grâce à une mutation sans précédent surprenante : la fusion des esprits individuels entre-eux !

Cette ère nouvelle nous imposera un "savoir-vivre" naturel. Nos esprits, réconciliés par les valeurs universelles, ne pourront plus voir le mal que comme une aberration, et le bien s’imposera à eux comme une évidence. La morale indispensable à la paix de nos sociétés se trouvera dans notre nouvelle humanité. Science avec conscience sera l’essor de l’âme.